Hé si je m’arrêtais ?

Je passe près de l’église de mon quartier.

Hé si je m’arrêtais ?

Juste un moment. 

Pourquoi pas ?

Dire bonjour à Jésus.

Se confier à lui . comme on parle à nos amis

Partager les petites joies du quotidien.

Mais aussi les gros bonheur.

Dans les bras de Jésus tu peux pleurer.

Tes chagrins tu peux lui confier.

Tes larmes il séchera.

Si ton âme est troublé et ton cœur est apeuré.

Sa paix il veut te donner.

Sur lui , tu peux compter !

Il ne t’abandonne jamais !

Oh , Jésus!

Ami fidèle.

Près de toi se trouve le bonheur.

Je te donne mon cœur.

Correspondance avec un géant.

Cher grand géant .

Il y a quelques jours. Tu m’as écrit ces quelques mots :

Je n’ai pas un coeur de pierre.

Bien souvent , en cachette je verse des larmes.

J’ai beau être un géant.

Un roc costaud.

Comme vous , je ressens des émotions.

Joie , tristesse, peur et colère font partie de ma vie quotidienne .

Au fil du des jours j’apprends à communiquer avec et à les accepter.

Mais parfois j’ai envie de me décourager et de laisser tomber.

Le grand géant.

Cher grand géant.

Les émotions sont importantes. Sans elles pas d’aventure.

Elles tissent le lien entre les personnages et nous.

Alors grand géant, n’aie pas honte des tiennes.

Tu n’est pas seul.

Amitiés. Julie

Lueur de bonheur

Instant partagés.

Moment de bonheur.

À jamais gravé dans mon cœur.

Lueurs d’espérance et amitiés .

Bougies allumées.

Elles chassent les ténèbres.

Pas de place pour la haine!

La paix à gagner une bataille.

Si le combat continue encore aujourd’hui.

J’ai bon espoir pour l’avenir.

Poème d’une page blanche

Chercher les mots.

Que l’inspiration jaillisse !

La page blanche me nargue !

Comme dirait Renan Luce : sa blancheur me fait peur.

Poser ses émotions.

Les décrire avec des mots.

Affronter ses questions et ses démons intérieurs.

Trouver des réponses.

Les écrire simplement.

Cachés derrière nos ordinateurs.

Dissimulé derrière nos écrans .

N’oubliez pas, qu’il y a des êtres vivants !

Parler, écrire et parfois même danser. Voilà ma façon de m’exprimer !

Personne ne devrait en être privé !

Pourtant, il y a des personnes.

Des femmes notamment. À qui on l’avait volé !

Laissons-les s’exprimer !

Je veux les entendre chanter !

À ceux qui veulent les enfermer ! Taisez-vous !

Vous n’avez plus le droit à la parole !

À vous qui n’en parlez pas ! Je vous demande pourquoi ?

Dites-le-moi !

Ce Dieu qui enferme les femmes et les empêchent de vivre et de s’exprimer n’est pas le mien !

Je ne veux pas me taire !

Si l’on se tait ! Que la création se met à parler !

Pour que cette injustice cesse !

Que l’inspiration nous vienne !

Que l’esprit Saint nous fortifie !

Pour que nous osions toujours nous exprimer !

Journée de travail

Moi j’aime travailler avec mes collègues et mes amis. Dès le réveil sonne c’est parti pour la course.

Trop envie d’aller travailler et les retrouver. Pour cela j’ai un bus à attraper.hors de questions de le louper !

Du lundi au vendredi on se retrouve tous à L’ESATI. Travailler et développer ses compétences sa donne du peps à ma semaine.

Arrivée tranquille. Direction le vestiaire, se changer et poser quelques affaires . Je retrouve mes collègues et je prends le temps de saluer . Un bonjour, comment vas-tu ?  Quelques mots d’échangés en toute simplicité.

L’horloge affiche 9 heures. C’est l’heure. Assise sur ma chaise et bien installé. Il est temps de travailler.  Cela me mets de la joie au cœur.

Vers 10 heures , il y aura la pause café. Mais pour l’instant, faut se concentrer et écouter les consignes.

Si  la cadence s’accélère. Pas de panique et ni de stress. Tous ensemble on s’entraide pour que les commandes soient prêtes.

A midi , Pause déjeuner. Il est temps d’aller  au self pour manger. Le repas avalé . Il me reste du temps à tuer. J’en profite pour me détendre et peut-être écrire une ou deux phrases.

Il est temps de recommencer à travailler. La journée n’est pas terminé. La fatigue est parfois là.

Parfois avec les collègues on se chamaille comme des enfants.  Mais en général la situation se calme.

En cas de besoin ou de questions, les moniteurs sont présents. Ce sont des anges gardiens mais ils restent comme nous des humains. Avec leur qualité et leur défauts.

Petite pause dans l’après-midi. Puis on reprend le travail.

16h50   passage au vestiaire, affaires récupéré. Je file retrouver mon bus.

17h fin de journée. Il est temps de rentrer à la maison se reposer.

Demain, à nouveau on se retrouvera pour une nouvelle journée de travail.

Ma muse

Ce soir pas facile d’être en rythme.

Je cherche mes mots comme un musicien qui cherche sa clé de sol ou fa.

Pas facile d’être en cadence. Trouver le bon tempo, ni trop lent , ni trop mou.

Je gratte une guitare imaginaire, tape sur mon tambour.

Même mes airs favoris ont pris la poudre d’escampette.

J’ai beau chercher dans ma mémoire. C’est le trou noir.

L’horloge sonne. Je l’écoute attentivement.

Elle me questionne.

Le temps passe. Trop vite ou trop lent.

Je ne sais plus.

J’ai égaré ma plume.

Ma muse s’est envolée.

Pour elle , autrefois, je composais de jolis poème imagés.

Oh ! Je voudrais tant la retrouver !

Une dernière fois , pour elle, chanter.

Avant de la scène, me retirer.

Lettre à mon fils

Le soleil se lève.

Un nouveau jour plein de promesses.

Le temps s’est immobilisé.

Il attend de savoir le programme de la journée.

Lui aussi , il vient de se réveiller.

J’ai déjà la plume à la main.

Mon carnet est ouvert.

Je me prépare à voyager dans de nombreuses contrées.

J’ai des compagnons à accompagner.         Un serment à honorer.

Mais je reviendrai . Je te le promets

Du désert à la mer sans oublier les longues plaines d’herbe.

Peut-être croiserons -nous des volcans actifs ou des montagnes enneigées.

De nouvelles rencontres ferons-nous sans doute.

À notre retour, promis je raconterai tout autour d’un bon verre.

Si la mort m’emporte, je n’aurai qu’un seul regret. Celui de ne pas pouvoir honorer la promesse que je t’ai faite

Mais tu es trop jeune , mon enfant.

Patience, le temps viendra.

Un jour toi aussi, tu entendras l’appel de l’aventure. Y répondras-tu ?

Toi seul le sait.

Les larmes aux yeux, j’ai quitté la maison . Dans mon âme, la peine et la joie se mélangent créant leur propre danse.

Je t’oublie pas.  A chacun de mes pas, ton sourire m’accompagne.

Je t’embrasse tendrement.

Ton papa

À toi, mon amie !

À toi, mon amie, l’inspiration.

Ce soir, tu as décidé de jouer la fille de l’air.

Peu importe la musique que j’écoute.

Tu es là, mais très vite, tu t’enfuis.

On se poursuit de page en page .

Ligne après lignes, tu tentes de m’échapper.

Mais sois rassurée !

Jamais je ne pourrais te contrôler !

Ta liberté, tu la gardes entièrement.

Cela me frustre parfois.

Mais je dois l’accepter.

On ne peut pas t’enfermer sinon tu mourras étouffé.

Tu as besoin de ta liberté.

Ces derniers jours, nos liens se sont déliés.

Je voudrais bien les retisser.

Ça prendra du temps, je le sais .

Mais j’espère que cette épreuve notre amitié renforcera.

Au fond de moi, j’y crois malgré les doutes qui m’habitent parfois

Hommage aux bons moments

Caché derrière mon écran.

Je repense à tout ce qui s’est passé.

Les jours ont si vite défilé.

Tant de bons moments avec vous partager.

Beaucoup de belles rencontres et de mots échangés.

La flamme de l’amitié brille sous le ciel étoilé.

Puisse-t-elle briller à jamais.

Le temps des vacances est bientôt terminé.

Mais vos visages, dans ma mémoire, à jamais.

Je veux partager autour de moi, cette fraternité.

J’ai encore plein de petit bonheur à partager .

Est-ce que la flamme renaîtra ?

Je regarde ma page blanche.

Elle me fixe du regard.

Dialogue silencieux entre nous deux.

Les premiers mots sont hésitants. .

Est-ce que la flamme renaîtra ?

Comme le phénix qui revient à la vie.

Il faut juste réentendre le rythme, retrouver la cadence.

Une pincée de patience.

Une autre d’espérance.

D’une étincelle, le feu surgira.

L’histoire s’écrira !

Prière pour le pèlerinage

Lentement,le bus démarre.

C’est parti pour le voyage.

Quels paysages allons-nous admirer ?

Qui allons-nous rencontrer ?

Toi seul , Seigneur le sait.

Nos cœurs tu les connait.

C’est toi qui nous à appelé.

Ta voix nous as interpellé.

De nos maisons nous sommes partis.

Avec confiance. 

Prêt à te servir.

Dans nos âmes, il y a des doutes et des peurs. Mais la joie est là.

Bien présentes .

En route vers Lourdes.

Oh, ville de paix et de fraternité.

Il me tarde d’arriver !

Dans ton sanctuaire, endroit de lumière.

Où Marie notre mère est apparu à Bernadette.

Ici dans ta maison.

Des forces nous reprenons.

Notre soif , tu veux étancher.

Nos blessures tu veux soigner.

De nouvelles amitiés vont se tisser.

O Marie, mère bien aimé !

Ce pèlerinage je veux te confier!

Sablier

La course est lancée.

Le sablier a été retourné !

Le sable commence déjà à s’écouler.

Je ne peux pas m’échapper !

Tout est chronométré.

À peine née, déjà adolescent.

Je n’ai pas connu le temps de l’innocence !

Mais ce soir, je veux me révolter !

Je suis fatigué !

Marre de courir !

Pourquoi ? Pour qui ?

Tant de question ! Pas de réponses.

Est-ce que quelqu’un m’entend ?

Laissez-moi prendre le temps

Respirer librement !

À chaque minute qui passe, mon âme trépasse

Le temps s’est écoulé !

Ma course est enfin terminée, loin de la ligne d’arrivée.

Mon cœur est plein de regrets.

Je veux tout effacer !

Recommencer !

Mais dans cette boucle temporelle, je suis enfermé

Le prisonnier

Les portes du pénitencier se sont refermées.

Sur mon âme à jamais !

Je ne suis qu’un prisonnier !

Ma mémoire s’est envolé au-dessus des s barbelés.

Je voudrais la retrouver.

Mais dans la cour du pénitencier, je me suis effondré

Mon cœur, de désespoir, s’est arrêté.

Le temps, je voudrais remonter.

Une autre vie, je voudrais mener.

Oh, Seigneur !

Oh, Seigneur !

Ta présence dans mon cœur.

Me comble de joie.

Ta voix résonne toujours dans mon cœur.

Elle me guide à travers les épreuves de la nuit.

Te parler simplement, comme un enfant !

Avancer ensemble dans la confiance.

Quand je pleure, ta parole résonne.

Elle me console.

Parfois, elle me questionne.

Jésus, encore aujourd’hui.

J’entends ton cri !

Sans relâche, tu appelles tes brebis

Alors ton feu m’envahit.

Dans tes bras, je revis

Ma Bouée

Les premières notes de musique retentissent.

Mon âme s’apaise.

Je retrouve mon calme.

Plus de tempête. Plus de colère !

Seule reste ma tristesse.

Je sèche mes larmes.

Je dois continuer à avancer.

Pas envie d’en payer le prix.

Mais la vie n’est pas toujours facile.

Je me relève ! Il est temps d’y aller.

Brique après briques. Un mot puis un autre.

Un nouveau monde se crée sous mes yeux.

Je suis émerveillée ;

c’est un endroit fragile. Mais je peux m’y réfugier.

C’est mon refuge, ma bouée.

Sur la mer déchaînée, elle me permet de flotter.

Sur un nouveau rivage, je suis arrivée.

Un nouvel endroit à découvrir

Laissons le passé de côté.

Bien sûr, un jour, je devrais m’y confronter.

Je le sais.

Je me prépare. Je m’entraine.

Devenir forte.

Mais garder son âme d’enfant.

Rester fidèle à soi-même !

Tracer son chemin !